
L’ÉVÉNEMENTIEL RESPONSABLE : ENTRE SIGNAUX FAIBLES ET TENDANCES EMMERGEANTES
Face à des arbitrages qui se font souvent au détriment des actions environnementales et sociétales, quelles prescriptions soutenir en faveur de l’événementiel durable ?
Le thème de l’impact écologique des événements, et plus globalement de la RSE dans l’événementiel se fraie un chemin plus marqué depuis la crise covid. C’est un fait. On peut cependant s’interroger sur la place que l’éco- conception événementielle peut prendre dans un contexte de crises qui se chevauchent entre inflation, tensions géopolitiques (guerre en Ukraine, en Israël,…), désastre écologique, tensions logistiques,…qui, cumulées, engendrent un climat d’anxiété généralisée et entraîneraient la relégation du développement durable sur un plan secondaire. Avant de sacrifier les actions en faveur de la réduction des impacts environnementaux des activités événementielles au prétexte de préoccupations certes légitimes, la filière événementielle gagnerait à capitaliser sur les efforts notables et mesures prises par ses acteurs. Face aux injonctions contradictoires qui émanent des crises, l’obligation, pour les marques, de mettre en phase leurs discours et leurs engagements avec des actions tangibles, comment peut se dessiner la progression de l’éco- conception événementielle, comment détecter les marqueurs, les signaux faibles ? C’est l’axe de travail soumis aux étudiants de 4 ème année de Sup de Pub de la section événementielle en guise d’examen d’évaluation. Ici sont synthétisés les points jugés les plus pertinents et classés en 5 thématiques prioritaires.
Les barrières du handicap abaissées pour un événementiel enfin (plus) inclusif
La loi impose aux employeurs de 20 salariés et plus d’employer des personnes en situation de handicap à hauteur 6 % de leur effectif total. La réalité démontre que la proportion de collaborateurs en situation de handicap est de 3,5% (1) , et encore moins dans l’événementiel ! En favorisant davantage l’accessibilité, l’événementiel dynamise ses opportunités d’emplois et bénéficie d’un plus large panel de talents. Le Duo Day, dispositif d’une journée qui permet à une entreprise, une association ou une collectivité d’accueillir une personne en situation de handicap en duo avec un professionnel pourrait s’ouvrir au secteur événementiel.
Une prise en charge officielle du bien-être au travail au cœur de la responsabilité sociétale
Un sujet non saillant : celui du burn-out dans l’événementiel (2) qui se classe pourtant parmi les métiers les plus stressants au monde, occupant la sixième place sur 200, selon une étude de Forbes 2021. Un paradoxe qui persiste malgré l’émergence des normes et autres labels (l’ISO 20121…). Cette réalité soulève la question d’une prise de conscience officielle de la profession vis-à- vis de la santé mentale de ses collaborateurs.
La mesure pour agir sur l’empreinte carbone des événements
Le sujet de l’évaluation génère parfois des crispations et désaccords chez les professionnels de l’événementiel. En intégrant (enfin) la mesure permise par le bilan carbone d’un dispositif événementiel, elle devient un levier crucial en faveur d’opérations plus durables. Les indicateurs délivrés permettent en effet de mieux cibler les actions à entreprendre pour réduire les impacts sur l’environnement.
L’IA au service de l’optimisation
L’IA comme est considéré comme LE nouvel allié du développement de dispositifs. L’exploitation de cette technologie dans la recherche d’optimisation des outils d’auto-diagnostic pour des événements gagne à se développer. L’IA, avec ses capacités d’analyse des données, offre ainsi une évaluation plus précise et exhaustive des pratiques.
Et on lançait le Name and valorize ?
Face à la tendance du name and shame, une nouvelle approche pourrait voir le jour : le name and valorize, la mise en lumière ce qui fait la preuve de son efficacité. Plutôt que de se focaliser uniquement sur le green washing, valorisons les actions inspirantes, les initiatives exemplaires en matière de la RSE appliquée à l’événementiel. Une démarche qui créerait une dynamique positive de pratiques plus durables.
Ces signaux faibles ou tendances de fond peuvent soutenir les arbitrages en faveur des aspirations sociétales et environnementales dans l’événementiel. L’éco-conception est un chemin et non une fin en soi.
D’autres tendances ont été travaillées, parmi lesquelles l’alliance entre l’éco- conception et l’impact social permise grâce à l’intégration de plateformes de sensibilisation au sein des dispositifs, l’up-cycling qui passe de l’effet de mode à la norme, les technologies vertes qui viennent teinter les événements avec les solutions énergétiques durables.
(1) Bilan de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares)
(2) 28%des professionnels de l’événementiel ont des problèmes de santé mentale selon Stress Matters
Sandrine Christon-Pain

MyEventNetwork m’a invitée à partager ce contenu spécialement dédié à mon premier déplacement aux Cannes Lions aux côtés de la Filière Communication.
Très amusant de jouer l' »envoyée spéciale ». Bonne lecture
LES FUTURS PROS ET L’ÉVÉNEMENTIEL
Entre optimisme et contradictions
L’événementiel est-il considéré comme un métier d’avenir pour les étudiants ?
L’événementiel est-il considéré comme un métier d’avenir pour les étudiants ?
Est-il jugé en phase avec les préoccupations environnementales ?
A l’heure où l’on parle de pénurie de talents dans l’événementiel, le sujet de l’attractivité d’un métier en mutation permanente figure au cœur des préoccupations. Une première étude produite pour MyEN et Meet-In par Shape Your Com, à l’occasion de la sortie du nouveau Trend Book, livre une analyse inédite sur la perception des futurs pros de l’événementiel.
Pour la première fois, des étudiants (1) en événementiel ont été invités à s’exprimer sur leur appréciation du média événement et sur la manière dont ils appréhendent le secteur. Cette première étude permet également de poser un diagnostic sur la perception des enjeux d’aujourd’hui et de demain à l’heure où l’attractivité des métiers événementiels, voire des acteurs eux-mêmes, est placée au cœur des préoccupations des professionnels.
L’agence mise en tête des choix pour l’expérience
L’agence de communication événementielle arrive en tête des structures accueillantes d’étudiants en événementiel pour des stages ou contrat en alternance en obtenant 39% des réponses.
Annonceur : 25 % ; Association, fondation : 25 % ; Lieu : 14% ; Prestataire : 11% ; Autre : 11%
L’émotion : premier moteur de l’événement
Pour les futurs eventprofs, l’événementiel sert prioritairement à susciter des émotions (pour 73% des répondants) devant le soutient des valeurs de la marque (70%) et la cohésion (65%). Il est perçu par 49% comme étant générateur de business. Pour seuls 12% des répondants, l’événementiel permet de valoriser une destination. 11% d’entre eux considèrent que l’événementiel joue un rôle dans la mutation des usages.
La créativité : premier facteur d’attractivité vers l’événementiel
La créativité se dégage parmi les motivations pour embrasser une carrière dans l’événementiel (pour 70 % des répondants). Elle est suivie par les rencontres/networking et les déplacements mentionnés chacun à 58 et 55%.
Les rythmes de travail : le premier frein pour travailler dans l’événementiel
Pour celles et ceux qui hésiteraient dès leur apprentissage, ce sont les rythmes de travail qui contrediraient en premier lieu le maintien dans la filière. Ils arrivent en tête des freins avec 42% des réponses. Les salaires suivent avec 41% des réponses.
L’événementiel, un secteur d’avenir ?
Bien que figurant parmi les métiers plus stressants au monde (2) , l’événementiel est considéré comme un métier d’avenir pour 75% des étudiants. Mais 1/5 d’entre eux (19%) ne sait pas se prononcer sur cette question.
L’événementiel en phase avec les préoccupations de la société ?
Résultat sans appel : l’événementiel n’est pas jugé en phase avec les préoccupations environnementales pour 65% des futurs pros de l’événementiel. On peut considérer cette critique contradictoire étant donné le caractère attractif de l’événementiel. On décèle tout de même un message fort à l’encontre des professionnels pourtant engagés sur ces sujets.
Des préoccupations sociétales qui n’émergent pas
L’étude démontre qu’aucune tendance forte ne se dégage lorsqu’il s’agit de préoccupations sociétales avec un oui (39 %) positionné sur le même rang que le non (39%). A noter que plus d’un quart des répondant.es ne savent pas se prononcer sur cette question.
Événementiel et changement d’usages compatibles ?
Pour plus de la moitié des répondant.es, l’événementiel est jugé en phase avec les changements d’usages (55%).
Pour les futurs pros, l’événementiel se conjugue avec innovation et évolutions technologiques
Pour maintenir son rang de discipline efficace, l’événementiel doit rimer avec innovation et évolutions technologiques. Pour celles et ceux qui vont prendre part demain au développement du métier, l’étude démontre aussi qu’il est crédible sur ces sujets. Pour 84% des répondant.es, l’événement est connecté à l’innovation et pour 78% aux évolutions technologiques.
L’agence maintient sa première place pour les choix de vie professionnelle post études
Après l’expérience prioritairement installée en agence, plus de la moitié des étudiants la maintient dans ses projections de déploiement professionnel (51%). L’entreprise arrive en 2 ème place des choix avec 16% des réponses. En regardant à la loupe, la minorité des 5% qui ne désire pas avoir un emploi ni en agence, ni chez l’annonceur, ni dans une association, dans un lieu, le prestataire, plus d’un tiers ne sait pas où il envisage de travailler (34%), plus d’un quart se dirigera vers le freelancing et 10% créera son entreprise.
L’événementiel de demain ? Vers plus de respect environnemental, encore plus de digital et une meilleure considération de l’humain et du travail effectué.
Enfin, les étudiants ont également été invités à s’exprimer sur la manière dont ils souhaitent voir évoluer l’événementiel. Sans surprise, la dimension écologiques obtient le plus de mentions. Elle devance le digital avant la reconnaissance du travail effectué.
En conclusion
L’étude montre que, contrairement aux craintes exprimées par bon nombre de professionnels, les étudiant.es s’intéressent à l’événementiel et le considèrent attractif. Elle démontre aussi que la transition écologique doit tenir une place prépondérante dans la manière de concevoir les dispositifs. L’attractivité passera-t-elle par un juste équilibre entre respects environnementaux et sociétaux et pertinence dans les innovations technologiques ? Les pro de l’événementiel ont là de beaux défis à relever…pour attirer de nouveaux talents.
Pour se procurer l’étude :
https://pub4.activemailer.pro/formulaire/994-dG4Efb1kPz?utm_source=newsletter&utm_medium=email&utm_term=2022-04-14&utm_campaign=+Communiqu+Etude+sur+la+perception+de+l+v+nementiel+par+les+futurs+pros+du+m+tier
Méthodologie
Cette étude est une première édition dédiée à la perception de l’événementiel par les étudiants de la discipline. (1) 514 d’entre eux ont répondu aux questions de l’étude administrée en ligne entre décembre 2021 et février 2022. Le questionnaire a été partagé par des responsables de 33 écoles et universités qui dispensent une formation en événementiel (la liste figure dans l’étude). Elle a été produite, administrée et analysée pour MyEN et Meet-In par Sandrine Christon-Pain, fondatrice de Shape Your Com, conseil en communication, stratégie de contenus et audios, formation.
Contact : sandrine@shapeyourcom.fr _ 07 62 91 19 89

Une stratégie de contenu bien pensée pour une communication efficace
La communication est le pilier de la réussite de votre business ou organisation…
La communication est le pilier de la réussite de votre business ou organisation. Sans contenu, pas de communication…Il ne faut donc laisser aucun élément de contenu au hasard.
À l’ère du digital, où nous disposons de tellement d’outils et de supports pour promouvoir nos contenus, avoir une bonne stratégie de content marketing est indispensable pour la continuité, l’efficacité et la pertinence de la communication.
Si vous avez encore des doutes sur l’indispensabilité d’une stratégie de contenu, je vous invite à découvrir quelques informations sur ce sujet.
Stratégie de contenu – l’essentiel
Avoir une stratégie de contenu efficace nécessite un travail important qui doit être effectué en amont. Une telle stratégie implique la description et la définition de son activité, de ses objectifs, de ses valeurs, des publics visés, de ses parties prenantes, tout en pensant aux ressources – matérielles et humaines – dont on dispose. Il faut également travailler et développer une stratégie de déploiement du content marketing.
Un dernier point mais non le moindre : il faut se concentrer sur des éléments tels que la singularité et l’authenticité du contenu. Ce sont justement ces éléments qui donnent aux contenus leur force et qui ont le pouvoir de convaincre et de persuader.
Pensez à votre expérience personnelle : si vous vous trouvez face à 10 contenus ayant la même cible, créés par des entreprises ayant la même activité, proposant les mêmes services, quel sera l’élément déterminant qui fera que vous préférez le contenu d’une entreprise, d’une marque plutôt qu’une autre parmi ces 10 ?
Moyens de diffusion de contenu
Le déploiement du contenu coordonné à une stratégie de contenu pertinente permet de développer une relation de confiance avec ses publics visés, de démontrer un savoir-faire, de partager ses valeurs et d’apporter la preuve de la pertinence de ses actions.
Effectuer ce travail de réflexion, établir une stratégie de content marketing, prévoir, anticiper – toutes ces actions requièrent du temps et une expertise dans le domaine. Les ressources nécessaires pour développer une stratégie efficace sont nombreuses et le temps en est l’une des plus importantes. Pour cette raison, les stratégies de ce type sont souvent négligées. Il s’agit, cependant, de prendre du temps au début du projet pour gagner du temps au fur et à mesure.
Et puisque je sais à quel point cette tâche peut s’avérer difficile, je vous propose de vous accompagner pour structurer et piloter le déploiement de vos contenus !
Votre marque gagnera en lisibilité, elle sera donc plus visible.Crédits photo : Georgie Cobbs

Marque et engagement
Au fil du temps, la manière dont les marques promeuvent leurs produits ou services pour attirer les clients a évolué…
Publication réalisée en collaboration avec Uber For Business
Au fil du temps, la manière dont les marques promeuvent leurs produits ou services pour attirer les clients a évolué. De la description des bénéfices et avantages de ceux-ci, le marketing s’est progressivement intéressé à la raison d’être des marques.
Elles ont pris part aux préoccupations sociétales au sein de leur activité économique. La crise déclenchée par la pandémie de COVID-19 les a poussées à franchir une nouvelle étape et à affirmer leur raison de faire en affichant leurs valeurs.
Dans le contexte pandémique, de nombreuses marques se sont mobilisées en mettant en place des mécanismes concrets pour être utiles.
Le baromètre mondial de Kantar qui étudie la manière avec laquelle la Covid-19 influence les comportements des consommateurs, leurs attitudes et leurs attentes, révèle que 67% des Français attendent que les marques parlent de leur utilité dans la nouvelle vie quotidienne.
Autre indicateur, celui de Cision avec la 2ème édition de son baromètre du marketing de l’engagement réalisé en partenariat avec Le Club des Annonceurs. La quasi totalité des professionnels du marketing et de la communication (99%) pense qu’une entreprise se doit de porter un rôle environnemental et/ou sociétal.
La réflexion cède par ailleurs davantage la place aux actes.
Dagoma – De l’impression 3D aux visières de protection pour les professionnels de santé
Cette start-up conçoit et fabrique en France des imprimantes 3D faciles à utiliser.
Son ambition est de permettre à chacun, à terme, de devenir un acteur-producteur local de sa consommation.
Afin d’accompagner les personnels en première ligne face à l’épidémie de Covid-19, Dagoma a conçu, en collaboration avec sa communauté de makers et professionnels de santé, des visières de protection imprimées en 3D à l’aide de son parc d’imprimantes.
Ce sont 250 000 pièces qui ont été vendues à prix coûtant ; Occasion également de comprendre le potentiel de l’impression 3D.
Cette initiative rejoint l’élan de solidarité d’entreprises qui ont fait évoluer leurs outils et services pour contribuer à contrer le coronavirus.
Uber for Business – Des bons qui jouent (aussi) un rôle de soutien
Uber, marque avant tout connue pour ses services de transport, a déployé un service de bons supporté par Uber for Business, notamment sur Uber Eats. Les entreprises peuvent en offrir à leurs collaborateurs pour des commandes de repas ou de courses sur l’application Uber Eats ou pour des trajets en Uber.
Bon nombre de domaines ont été affectés par la pandémie. Les entreprises ont été contraintes de favoriser les rencontres en ligne mais moins attractives et génératrices d’attention que les événements physiques.
Le système de bons veut participer à l’expérience que certaines veulent faire vivre à leurs participants, collaborateurs,…
Cela leur permet notamment de remplacer les cocktails dînatoires ou déjeunatoires qui étaient proposés au cours d’événements physiques et de tenter de bénéficier, même à distance, d’un lien et de plaisir que les moments dédiés à la restauration peuvent susciter.
Dans le contexte pandémique, la marque joue donc un coup double : elle aide les restaurateurs et commerçants partenaires et les livreurs tout en soutenant les entreprises dans cette période difficile.
Quelle que soit l’approche adoptée pour apporter la preuve de sa raison d’être, les contenus proposés doivent refléter et soutenir ces nouvelles approches.* 25 000 consommateurs interrogés dans 30 pays entre le 14 et le 23 mars 2020
Crédit photo : Mark Fletcher-Brown via Unsplash

Le podcast de marque
Nous restons inlassablement connectés.Nous contrôlons ce que nous écoutons…
Nous restons inlassablement connectés.
Nous contrôlons ce que nous écoutons, la temporalité de nos usages et sommes nombreux à entendre valoriser au maximum le temps passé en mobilité (dans les transports, la voiture, en marchant,…), mais aussi chez nous. Divertissement, information, apprentissage, inspiration (ou les quatre ! ) sont les mots clés de nos requêtes.
Le podcast poursuit sa fulgurante ascension en France grâce à la digitalisation accélérée de l’audio, la multiplication des plateformes (Apple Podcasts, Google Podcasts, Deezer, Spotify,…), l’usage du smartphone et l’essor des enceintes connectées. Un quart des Français écoute au moins un podcast chaque mois*. 30% des auditeurs déclarent écouter des podcasts tous les jours **.
Pour une marque ou une organisation, adopter ce phénomène en intégrant le levier podcast de la marque est un moyen efficace de s’adresser à ses publics ou encore à une communauté visée. La voix est un formidable vecteur d’émotions. En utilisant le podcast, cela permet d’instaurer une relation plus intime avec ses publics, une écoute active, créer un espace de confidentialité favorisant la confiance, l’immersion dans l’univers de la marque.
Il existe le podcast de replay (ou rattrapage) qui regroupe les programmes des radios à (ré)écouter quand on le souhaite. Le podcast natif désigne un contenu audio digital spécifiquement créé pour une diffusion numérique en dehors du contexte radiophonique.
Différents formats co-existent : la fiction, le documentaire, l’interview, le reportage et toute autre création sonore. Notez qu’ils peuvent se croiser et supporter une large diversité de thématiques.
Plusieurs marques, telles que Oréo ou encore Fujitsu ont décidé de profiter pleinement des bénéfices du podcast natif, avec, respectivement, « Askip c’est cool » et « Génération alpha ».
Pourquoi intégrer le podcast à sa stratégie de communication ?
Les marques et organisations ont besoin de fidéliser leurs publics, capter leur attention, , asseoir une posture, améliorer leur référencement,…Ces enjeux suffisent à eux seuls pour convaincre que le podcast de marque est un réel média, bien qu’ayant ses codes spécifiques.
Les usages ont évolué. Nous décidons désormais de la manière dont nous consommons les contenus audios : où, comment, quand. Le taux d’engagement est donc mécaniquement élevé. Il donc est plus aisé de fidéliser une audience, grâce à la proximité créée par ce mode de transmission des messages. Concevoir une stratégie de brand content permet donc d’améliorer sa notoriété et son capital sympathie.
Plus innovantes et plus proches des consommateurs : c’est comme cela que 80% des auditeurs perçoivent les marques qui produisent des podcasts natifs (interrogés dans le cadre d’une étude CSA-Havas Paris en 2021).
Cette même étude révèle aussi que 87% des auditeurs et auditrices hebdomadaires estiment que proposer des podcasts est un bon moyen de communiquer pour une marque, et 78% seraient intéressé.es pour que les marques ou entreprises appréciées proposent leurs propres podcasts.
En termes d’usages, le podcast s’adapte à nombre de déploiements y compris événementiels avec des coûts de production abordables. Intégrer un podcast de marque à sa stratégie de communication participe amplement à l’amélioration de son SEO (Optimisation pour les moteurs de recherche). Depuis 2019, les podcasts sont en effet indexés par Google en étant positionnés dans les résultats de recherches. L’importance du référencement naturel demeure cruciale pour la visibilité de sa marque ou organisation.
N’oublions pas les taux d’écoute couplés avec des taux d’attention aux messages très appréciables.
Comment se crée un podcast de marque ?
Maintenant, vous êtes convaincu.es qu’intégrer le podcast à votre stratégie permet de créer un véritable rendez-vous audio et de se (re)connecter avec ses publics dans des moments plus authentiques et intimes.
Alors comment s’y prendre ?
Avec l’aide de professionnels bien sûr.
Il est fortement conseillé d’avoir recours à une structure spécialisée dans le domaine de l’audio pour la production du podcast. En effet, ce format requiert des compétences techniques indispensables à une qualité parfaite du son et du montage, une bonne maîtrise des outils dédiés (matériels, logiciels et autres).
#1 : Concevoir le podcast
Quelle que soit son format – interview, chronique, fiction, documentaire, reportage, ou autre – un podcast, se construit avec soin. Quelles sont les étapes incontournables et les éléments à prendre en compte avant la production, en plus de ceux mentionnés auparavant :
- Définir le public. Données démographiques, géographiques, affinités clés…oui mais pas uniquement. Il faut connaître ses attentes pour lui apporter un contenu à forte valeur ajoutée.
- Déterminer des objectifs clairs et hiérarchisés tels que : la notoriété, la mise en avant de son positionnement, le développement d’une image, le taux d’écoutes,…
- Concevoir un contenu original, en phase avec ses valeurs et son positionnement. Le podcast va au-delà du son pour capter l’attention de ses auditeurs. Il convient donc de s’assurer de la qualité du contenu et de distiller habillement sa marque dans podcast,
- Se concentrer sur un concept. Le format du podcast, sa durée, ses modes d’intervention,
- Déterminer la ligne éditoriale : c’est le fil rouge du podcast, sa description et celle des épisodes,
- Penser au naming du podcast, crucial pour la diffusion du podcast sur une plateforme,
- Concevoir une identité visuelle attractive et originale
- Choisir l’accompagnement sonore en adéquation avec la dynamique du podcast
#2: Une fois conçu, passer à la promotion et à l’analyse de l’impact du podcast
1. Agir sur la découvrabilité
- Faire référencer le podcast sur les plateformes d’écoute spécialisées telles que (liste non exhaustive): Ausha, Acast, StayTuned, ou Podcastics. Ces plateformes facilitent leur diffusion et intègrent, pour la plupart, des facilités de monétisation en plus de proposer un hébergement des contenus.
- S’inviter dans des listes de blogs pour gagner en visibilité (exemple : “Les 10 meilleurs podcasts automobiles”),
- Travailler le référencement naturel : comme indiqué plus haut, Google indexe et affiche les podcasts dans les résultats de recherches,
- Décliner le podcast en format vidéo : pour rappel, Youtube reste le 2 ème moteur de recherche mondial et permet de se référencer en première page de Google grâce aux résultats vidéos sur ses pages de résultats désormais enrichies,
- Utiliser le search et les social ads : s’il est possible de dégager un budget média.
2. Inciter à l’écoute et la rendre addictive
- Diffuser sur les réseaux sociaux un extrait choisi du podcast : des aperçus avec une bande annonce, des extraits vidéo du podcast, des photos des invité.es ou, le cas échéant, des citations des invité.es,
- Informer de la diffusion de l’épisode sur les réseaux sociaux et structurer le podcast en émissions et saisons (avec des hors-séries, par exemple) pour rendre l’écoute addictive.
3. Effectuer des analyses
- Analyser l’audience, pour encore mieux s’adresser à elle et comprendre ses attentes,
- Mettre l’accent sur le ROI (retour sur investissement) en mesurant les impressions et l’impact du podcast.
Pour une marque ou une organisation, se déployer autour de l’audio c’est s’adapter aux nouveaux usages, élargir sa cible, s’adresser à un public jeune, vocal native,…
C’est aussi l’occasion d’enrichir durablement sa relation avec ses publics, grâce au lien indéniable de proximité que crée le podcast.
Concevoir un podcast peut cependant s’avérer une tâche complexe ; Il est donc indispensable de suivre les conseils précédents.
Ne pas connaître son audience, lui offrir un contenu trop centré sur la marque, donc inintéressant et ne pas avoir une stratégie de contenus, de diffusion et de communication bien définie, ne permettra pas de bénéficier des avantages d’un podcast de marque.
Le podcast a fait ses preuves et ne cesse de nous démontrer qu’il constitue un format idéal pour développer des propositions éditoriales pertinentes, élaborer une stratégie de brand content, susciter l’intérêt, apporter une image novatrice,…s’il est utilisé correctement.* Ausha
** CSA
Tag : #podcast #podcasts #podcastdemarque #marque #usage #audios #contenuaudio #communication
Crédit photo : Kopfhorer-events via Unsplash
Auteure : Sandrine Christon-Pain
Conseil en communication et stratégies de contenus…y compris audios
Shape Your Com
@SandChriston
© 2026 Shape Your Com | Mentions légales | Politique de confidentialité
